Droit à la déconnexion : l’Ugict-CGT interpelle la ministre du Travail

« Nous assistons à un phénomène d’explosion du travail au noir des salariés qualifiés à responsabilité que les pouvoirs publics ne sauraient tolérer. Il y a donc urgence à encadrer et limiter le temps de travail » affirme l’Ugict-CGT dans un courrier, adressé mercredi à la ministre du Travail Myriam El Khomri.

La CGT des ingénieurs, cadres, techniciens demande « de faire figurer le droit à la déconnexion dans la loi en précisant l’interdiction de solliciter les salariés en dehors de leur temps de travail ou d’astreinte, l’obligation d’instituer dans chaque entreprise des périodes de trêves de mails et de négocier sur l’utilisation des outils numériques ». (…) « un phénomène d’explosion du travail au noir des salariés qualifiés à responsabilité que les pouvoirs publics ne sauraient tolérer »

Les techniciens travaillent en moyenne 42,3 heures par semaine et 41 % d’entre eux disent que leurs heures supplémentaires ne sont ni payées ni récupérées. Quant aux cadres, leur temps de travail est de 44,4 heures en moyenne (et 46,6 heures pour les seuls cadres au forfait-jour) et 56 % d’entre eux nous disent qu’ils travaillent durant leurs jours de repos.

Par ailleurs, 75 % des cadres disent utiliser les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) pour travailler en dehors de leur temps et lieu de travail ». L’Ugict-CGT réclame aussi un « encadrement strict » du recours au forfait-jour qui concerne « 13,5 % des salariés et 50 % des cadres » (supprimant toute référence aux heures travaillées, ouvrant la voie à une durée de travail illimitée mais non rémunérée en conséquence) qui doit retrouver sa finalité première : assurer une réduction du temps de travail aux cadres placés sous ce régime ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *