le travail de nuit

La durée quotidienne du travail accompli par un travailleur de nuit ne peut excéder huit heures.

Le salarié est considéré comme travailleur de nuit dès lors qu’il accomplit :

  • soit, au moins 2 fois par semaine et selon son horaire de travail habituel, au moins 3 heures de son temps de travail quotidien durant la période de travail de nuit prévue,
  • soit 270 heures de travail de nuit pendant une période 12 mois consécutifs, à moins qu’une convention ou accord collectif de travail étendu prévoit une autre période de référence et un nombre minimal d’heures de travail de nuit différent.
  • Le recours au travail de nuit doit être exceptionnel.
  • Il doit prendre en compte les impératifs de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs et être justifié par la nécessité d’assurer la continuité de l’activité économique ou des services d’utilité sociale.

Le salarié peut refuser de travailler de nuit s’il établit que le travail de nuit est incompatible avec ses obligations familiales (telles que la garde d’un enfant ou la prise en charge d’une personne dépendante). Dans ce cas, son refus ne peut constituer une faute ou un motif de licenciement.

Le travailleur de nuit doit bénéficier d’une contrepartie en repos. Il peut bénéficier d’une compensation financière si des dispositions conventionnelles le prévoient ou que l’employeur l’accepte.

Le travailleur de nuit bénéficie d’une surveillance médicale renforcée, qui permet au médecin du travail d’apprécier les conséquences éventuelles du travail de nuit pour sa santé et sa sécurité. Cette surveillance débute avant l’affectation du salarié sur un poste de nuit et se poursuit à intervalles réguliers, au maximum tous les 6 mois.

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